• Paru en : 29/09/2022
  • ISBN : 978-2-38255-052-6
  • Longueur : 178 pages

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Malcolm : Sociologie d'un génie

Antoine Bonnet

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La série Malcolm a été diffusée entre 2000 et 2007 est devenue rapidement culte. Avec un humour trash, décapant, à la Jackass, la série présente une famille de la Middle Class américaine, complètement timbrée, dont l'un des 4 fils est un génie. Tout au long des 7 saisons, nous verrons l'enfance délirante de ce génie : ses réussites, ses amours, son destin... Pourtant, nous aurions tort de ne pas prendre cette sitcom au sérieux. Avec un humour grinçant, elle dépeint l'Amérique des années 2000 avec beaucoup de subtilité et de finesse. Mettant parfois les pieds dans le plat, elle met en lumière toutes les contradictions de la société américaine actuelle : les injustices économiques, les tensions ethniques et la fin du rêve américain. Après avoir présenter la série : ses particularités, des anecdotes sur les personnages, des inspirations, nous débuterons l'analyse de la série sous différents angles. La question sociologique du génie, tout d'abord. Malcolm est définit comme génial avec un QI de 165 au début de la série. Même s'il semble convenir à la définition du génie du sociologue Norbert Elias, il en est, pourtant, très différent au contraire de son frère Dewey et ... du créateur de la série Linwood Boomer ! Ensuite, la série aborde la question du déclassement social: celui du couple, celui de Hal, le père, celui de Loïs, la mère. A travers cet effondrement économique d'une famille, c'est toute l'Amérique et sa Middle Class qui semble être déclassée. Pourquoi cette chute ? Et quelles réponses les personnages font à ce phénomène. Plus politique, nous aborderons l'épineuse question des tensions ethniques d'une Amérique fracturée entre Obama et Trump. « Malcolm » décrit- elle le « ressentiment blanc » que l'on a pu voir sous la présidence Trump ou est- elle une série anti- raciste et très progressiste (droit des femmes, des LGBTI...). Enfin, nous finirons en posant la série Malcolm comme fiction montrant la fin du rêve américain, du progressisme, du self made man, voire une série « anarchiste »... La morale de l'histoire ? Il faut toujours prendre les comédies très au sérieux !

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